Un contrat d’assurance habitation peut imposer une franchise de 150 à 400 euros, même pour des sinistres mineurs. Certains assureurs appliquent une double franchise :
– un montant fixe auquel s’ajoute un pourcentage du montant du dommage. Les contrats multirisques habitation n’utilisent pas tous la même méthode de calcul, rendant la comparaison complexe.Le montant de la franchise influe directement sur le prix de la cotisation annuelle et sur le niveau de remboursement. Ignorer cette variable expose à des dépenses inattendues lors d’un sinistre. Comparer les modalités de franchise reste une étape essentielle avant toute souscription.
Franchise en assurance habitation : de quoi parle-t-on vraiment ?
La franchise en assurance habitation désigne le montant qui reste à la charge de l’assuré après un sinistre, avant toute intervention de l’assurance. Dégât des eaux ? Cambriolage ? Début d’incendie ? À chaque déclaration, la franchise dicte combien sera remboursé… et combien restera dans la colonne pertes personnelles.
Le marché organise cette retenue de plusieurs manières. Dans le cas de la franchise légale, c’est l’État qui fixe la somme (380 euros pour les particuliers lors de catastrophes naturelles). La franchise relative fonctionne sur un principe simple : si le montant du sinistre n’atteint pas ou ne dépasse pas le seuil indiqué, aucune indemnité. Mais une fois la barre franchie, l’assurance couvre tout. Enfin, la franchise proportionnelle exige que l’assuré prenne en charge un pourcentage des dommages, plafonné selon les contrats.
Pour y voir clair, voici comment les principales franchises se présentent dans les contrats :
- Franchise légale : déterminée par la loi, notamment lors d’événements naturels majeurs.
- Franchise relative : s’applique uniquement si la somme des réparations ou pertes dépasse le seuil convenu.
- Franchise proportionnelle : calculée sur le montant du sinistre, encadrée par un minimum et un maximum.
La franchise dégâts des eaux ne correspond pas forcément à la franchise légale catastrophe : tout dépend du détail du contrat, du type de risque couvert et de la politique de l’assureur. Certains professionnels appliquent la même franchise pour tous les sinistres, d’autres l’adaptent selon les risques. Résultat ? Deux assurés peuvent vivre exactement le même sinistre et se retrouver avec des restes à charge bien différents. Ce jeu des différences se retrouve également en responsabilité civile.
En assurance habitation, tout se joue dans la lecture attentive du contrat : examiner les montants de chaque franchise, les plafonds en vigueur, et les clauses associées permet d’éviter de mauvaises surprises quand il faut déclarer un sinistre.
Pourquoi le montant de la franchise varie-t-il autant d’un contrat à l’autre ?
Derrière chaque franchise, on retrouve des choix stratégiques propres à chaque assureur. Les montants sont déterminés en analysant le niveau de risque du logement, sa situation géographique, l’historique du titulaire ou la nature du bien assuré. Impossible d’imaginer la même franchise pour un studio ancien en plein centre et une villa flambant neuve à la campagne. Ces paramètres font grimper ou baisser la prime annuelle, et créent de sérieuses différences de prix.
La concurrence complique encore la donne : pour attirer leurs clients, certains assureurs avancent des franchises fixes, d’autres privilégient le calcul proportionnel, ajustant en fonction de chaque déclaration de sinistre. L’impact sur la vie quotidienne peut être considérable : 1 000 euros à débourser pour une fuite, ou dix fois plus en cas d’incendie. Même maison, même sinistre, conséquences financières opposées selon l’assureur choisi.
Le cadre légal impose tout de même des points fixes : pour une catastrophe naturelle, l’État impose la franchise légale (actuellement 380 euros pour un particulier), sauf exception comme la sécheresse réhydratation des sols, où l’indice FFB sert de référence. En dehors de la législation, chaque assureur construit sa propre politique, influencée par la vétusté du logement, les options souscrites ou la couverture en responsabilité civile.
Comparer les offres nécessite donc une lecture attentive de la structure des franchises, du mode de calcul (fixe ou pourcentage), et des exclusions. Un écart de quelques centaines d’euros dans le montant de la franchise peut transformer un sinistre en casse-tête.
Calculer sa franchise : méthodes, exemples et points de vigilance
Savoir calculer la franchise assurance habitation permet de mieux jauger le compromis entre protection et coût à sa charge. On retrouve en pratique deux méthodes : la franchise fixe en euros (ex : 250 € par sinistre) ou la franchise proportionnelle, en pourcentage des dommages (souvent 10 %, parfois assortie d’un plafond).
Par exemple : avec une franchise fixe de 300 € et une réparation à 1 500 €, l’assurance indemnisera 1 200 €. En cas de franchise proportionnelle à 10 % pour 2 000 € de dégâts, il restera 200 € à payer, sous réserve des plafonds. Si le bien présente un risque particulier (résidence secondaire, location saisonnière…), un assureur peut ajouter une franchise supplémentaire.
Certains montants ne peuvent être négociés : la franchise légale (380 € en cas de catastrophe naturelle) protège l’équilibre du système d’indemnisation. Les conventions IRSI (pour les dégâts des eaux) et CIDE-COP (en copropriété) encadrent aussi certains sinistres et répartitions de prise en charge.
À chacun de repérer les exclusions, les options de franchise rachetable ou franchise zéro qui, si elles rassurent sur le papier, peuvent gonfler la cotisation annuelle à long terme. Un petit détour par la clause de garantie protection juridique ou la procédure de médiation en cas de litige sur le montant retiendra aussi l’attention. Scruter ces points évite bien des regrets lorsqu’il faut mobiliser son contrat.
Comparer efficacement les franchises pour choisir la meilleure assurance habitation
Sélectionner le bon contrat assurance habitation n’a rien d’anodin. D’un assureur à l’autre, les franchises sont fixes ou proportionnelles, parfois doublées selon le sinistre. Mieux vaut examiner les grilles tarifaires point par point, sans négliger plafonds et planchers. Il faut toujours mettre le montant de la franchise en perspective avec la cotisation : payer plus cher chaque mois pour réduire le reste à charge, ou économiser sur la prime au risque d’être surpris ? Le compromis n’est jamais neutre.
Les outils numériques facilitent la tâche : simulateurs et comparateurs permettent de visualiser instantanément comment la franchise influe sur le coût global, en tenant compte des garanties incendie, vol ou dégât des eaux. L’expérience d’un courtier ou d’un agent reste précieuse pour évaluer la cohérence entre tarif, plafonds d’indemnisation et franchise retenue.
Voici les éléments clés à examiner pour comparer en toute lucidité :
- Analyser les franchises selon chaque type de sinistre ; il n’est pas rare qu’un même contrat distingue bris de glace, franchise dégât des eaux et vol.
- Prendre connaissance des modalités de franchise rachetable ou franchise zéro, qui offrent parfois une tranquillité bienvenue mais alourdissent la cotisation.
- Demander clairement à l’assureur les seuils minimaux et maximaux prévus.
L’écart entre deux contrats peut grimper à plusieurs centaines d’euros sur une année. Qualité de l’accompagnement, efficacité en cas de sinistre ou transparence lors des démarches de remboursement : le choix du bon contrat se cache dans le détail du traitement des franchises. Scrutez, comparez et pesez chaque donnée, pour affronter le jour du sinistre sans mauvaise surprise.


